NOMMER ET COMPRENDRE POUR RÉSOUDRE

 
NOMMER ET COMPRENDRE POUR RÉSOUDRE

 

Un état bien dangereux : croire comprendre
– Paul Valéry

Un professeur de philosophie m’avait dit, il y a de nombreuses années, qu’il n’existait aucun problème dans la vie, que tout ce que nous appelions problème n’était, au fond, qu’une incompréhension partagée qui était, elle-même, une conséquence d’un mal-dire.

Même si cette pensée peut sembler simpliste à première vue, elle est loin de l’être; une  communication sans failles est essentielle à la compréhension.

Sachant ceci, en 2017, dans une société que l’on dit celle de la communication, où l’on écrit de plus en plus de messages textes ou de courriels, on communique [réellement] de moins en moins. Les messages transmis sont souvent, au mieux, approximatifs ou éblouissants d’obscurité, comme ce plan stratégique où l’on retrouve des expressions telles que «les effets structurants des piliers sur la stratégie globale de mise en œuvre des leviers d’action (…) ». Pire encore, d’autres messages ne contiennent qu’émoticônes ou mots vides de sens. Cette communication, charabiesque et vague à souhait, ne peut, dans le contexte de l’évaluation d’une problématique éthique, que mener à l’erreur ou à l’égarement, faute de compréhension. 

Orwell disait avec justesse que « moins grand est le choix des mots, moins grande est la tentation de réfléchir ». Les mots ne sont pas coquetterie, ils sont le vecteur de la compréhension.

Comprendre, c’est pouvoir saisir l’ensemble. Pour saisir, il faut pouvoir nommer, il faut pouvoir dire. Pour dire, il faut avoir les mots.

Il est étonnant de constater qu’à l’époque de la rédaction de la première Bible en langue anglaise, l’univers du langage comptait environ 6000 mots; l’époque de Shakespeare offrait à l’auteur environ 150 000 mots.  De nos jours, en faisant une moyenne des sources, on estime que la langue anglaise compte environ 600 000 mots. Le malheur est que la langue anglaise des affaires, communément appelée globish, elle, compte moins de 500 mots. Que peut-on dire avec 500 mots?  Rien d’important ou de complexe, assurément. Sans en avoir un décompte précis, il faut savoir que la langue française n’échappe pas à cet appauvrissement du vocabulaire. 

Ces 500 mots, ce vocabulaire limité, ne peut permettre que d’acheter, de vendre ou de trouver son chemin, rien de plus. Ce trop-peu-de-mots ne peut permettre de nommer et de considérer la nuance, essentielle à la résolution de problématiques éthiques. 

Pourquoi ce détour linguistique?

Parce que rien n’existe sans être nommé puis que nommer permet d’identifier et de comprendre pour résoudre.

C’est la raison pour laquelle dans la résolution d’une problématique éthique, avant toute chose, avant même l’identification de solutions, on doit être en mesure de nommer le problème afin d’en saisir l’ensemble

C’est cependant à ce moment que le bât blesse : comment nommer avec justesse alors que notre vocabulaire se vide de mots et de nuances, laissant la place aux mots à la mode, aux approximations ou aux généralités, même celles en lien avec l’éthique?

Lorsque l’on parle d’intégrité, d’infrastructure de l’éthique ou de valeurs sans pour autant préciser le sens ou la portée exacte de ces termes, de quoi parle-t-on?

L’éthique est affaire de culture; réduire celle-ci à des éléments vides de sens ou sans lien avec la culture de l’entreprise est une faute et constitue en soi le plus important des manquements à l’éthique. 

Afin de faire de l’éthique un actif, il faut, au préalable, prendre le temps de réfléchir et de comprendre. 

Ce n’est qu’à ce prix que l’éthique pourra être appliquée, sinon, elle ne sera que vitrine, apparat ou un leurre sur lequel on risque de trébucher. 

Méfie-toi de ceux qui confondent l’éclairage et la lumière
– Tonino Benacquista

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